Le blog de Léon de Mattis, l'auteur de "Mort à la démocratie"

 

Petite frappe :: Klarsfeld

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Contestation




Jean-Luc Moudenc, le maire UMP de Toulouse, a déclaré. « Il est intolérable que le jour où 85% des électeurs se sont exprimés démocratiquement, des individus refusant l'expression démocratique, s'en prennent aux bâtiments publics pour imposer par la violence ce qu'ils n'ont pas pu obtenir par les urnes »

Bien au contraire, ces manifestations et les actions qui les accompagnent sont la meilleure manière de reprendre la parole pour critiquer ce qui est tout, sauf une manière de « s’exprimer » : les élections. Quel « choix », en effet, était-il laissé aux électeurs ? Royal n’a cessé de courir après les propositions droitières de Sarkozy pour quasiment s’aligner sur elles. Il reste, certes, l’effet symbolique mais réel du « message » des élections. Après la victoire de Sarkozy, les flics déjà peu complexés vont se lâcher plus facilement encore, et en rajouter dans l’arrogance et le mépris. Mais ce qui fait le mouvement profond de l’ordre sécuritaire, ce n’est pas l’élection d’un Sarkozy, c’est, en France comme ailleurs en Europe ou aux Etats-Unis, une manière de gérer les tensions dans la société capitaliste.

Et surtout, le « renouveau démocratique » que marquerait la faiblesse de l’abstention dans cette élection – faiblesse qui peut s’expliquer tout autant par le formidable chantage qui pesait sur les électeurs – butera toujours sur la réalité incontournable de tout pouvoir étatique à l’heure actuelle. Sarkozy a beau prétendre vouloir rétablir des « valeurs », comme le travail ou l’autorité, ce que sont le travail ou l’autorité actuellement ne dépend pas de lui.

Quel travail, sinon celui qui demeurera soumis à la concurrence internationale, et donc destiné à être acheté, ou non, à des coûts rentables pour le capital ? Quelle autorité, sinon celle qui établit l’ordre injuste qui gouverne le monde ?

Les discours sont destinés à s’effacer immédiatement devant la réalité du programme Sarkosyste, qui n’est qu’une vague mise en forme des nécessités de la valorisation du capital pour le profit des classes aisées, et ce avec toute la morgue dont est capable le personnage.

Ce programme d’action ne peut recevoir qu’une réponse : la révolte, qui ne doit à aucun moment se sentir liée par les résultats de l’énorme mascarade du 6 mai 2007.
 
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Commentaires
1.   Lenny,  mercredi 9 mai 2007 à 13:30

Ben, faudrait quand même voir à attendre un vrai bon gros faux-pas de sa part (un bien gras), histoire que la mobilisation soit vraiment très conséquente parceque sinon c'est vraiment du temps de perdu on le sait tous, quand même !

 
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