Le blog de Léon de Mattis, l'auteur de "Mort à la démocratie"

 

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Petite frappe




Samedi 28 avril, Nicolas Sarkozy a passé quelques dizaines de minutes dans l’usine de tubes d’aluminium Vallourec-Mannesmann. Là, devant un parterre d’ouvriers, il s’est exclamé « Une usine, c'est beau, il y a du bruit, ça vit, (...) Je suis le candidat de la France qui bosse dur. Je fais pas les 3/8 mais le travail, je connais ». Puis il est rentré à Paris à bord d’un jet privé, laissant les ouvriers aux joies du travail à la chaîne dans la belle usine.

Dimanche 29 avril, Nicolas Sarkozy, lors d’un meeting a Bercy, a déclaré : « Nous conjurerons le pire en remettant de la morale dans la politique. Oui, de la morale. Le mot « morale » ne me fait pas peur. La morale, après mai 68, on ne pouvait plus en parler. C’était un mot qui avait disparu du vocabulaire politique. Pour la première fois depuis des décennies, la morale a été au cœur d’une campagne présidentielle. »

Il est certain que Sarkozy s’y connaît, en morale : il l’a apprise auprès de son mentor dans les Hauts-de-Seine, Charles Pasqua. Auprès de lui, parmi les autres protégés de Pasqua, il y avait Didier Schuller, celui qui s’est enfui en République Dominicaine après avoir tenté de remettre une mallette pleine de billets au beau-père du juge Halphen, qui enquêtait sur les marchés publics du département, afin de le compromettre. Il y avait aussi Balkany, celui dont la maîtresse rapportait naguère qu’il l’avait forcée à lui tailler une pipe en lui collant un 357 Magnum sur la tempe.

Une petite frappe qui s’avise de donner des leçons de morale, c’est un peu comme un vendeur de voiture d’occasion qui jure qu’il est honnête, c’est toujours amusant.
 
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Commentaires
1.   olladda,  mercredi 1 août 2007 à 14:47

je te trouve un peu dur dans ton jugement mais tes idées politiques ne regardent que toi apres tout. simplement j'attire ton attention sur le fait que tu traite Mr Nicolas Sarkozy président de la république française de "petite frappe" et tout ceci sur internet. je te rapelle que tu risque juste d'être déférré devant un tribunal pour injure et propos diffamatoire envers l'homme le plus puissant de France. Il ne faudrait simplement pas que ton mail arrive à l'Elysée... car apres tu aurais un peu de temps entre 4 murs à songer à formuler des excuses...
@ plus
Ollivier

 
2.   Léon de Mattis,  mercredi 1 août 2007 à 15:29

Je ne formulerai jamais d'excuses.

 
3.   AD,  jeudi 22 novembre 2007 à 14:25

Salut
Je viens se découvrir ce blog.
Je pense être d'accord à peu près sur tout.Je pense également que la démocratie ne peut être efficacement critiqué qu'en relation avec la société de classes; cela signifie que les sociétés divisées en classes sont condamnées à la médiation, à la transcendance. Donc le concept même de société renvoie à cette transcendance, de coupure entre les classes. dans le cas de not' PDG. il est aussi exact de dire qu'il nargue le populo( Fouquet's, yacht de Bolloré, vacances étatsuniennes, fringues machins et montres trucs...) qu'il le fait rêver...c'est pareil. Ce genre de relation- maître /esclave- implique cela, la victimisation, l'envie, la frustration, la violence.
Salutation Communisse:
Vive La Commune! Ndd!

 
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