Le blog de Léon de Mattis, l'auteur de "Mort à la démocratie"

 

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Une lettre de Nicolas Sarkozy
Nous avons reçu, en avant première, la lettre par laquelle M. Nicolas Sarkozy va mettre fin à un insoutenable suspense en annonçant qu'il sera le candidat officiel de l'UMP aux prochaines élections présidentielles. Il ne lui manque encore que d'attendre le 14 janvier et la fin du "vote" des militants de son parti: lesquels, rappelons-le, ne sauraient lui accorder moins de 100 % de leurs suffrages.






D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu grandir. Transformer le quotidien, rendre le possible impossible, manoeuvrer dans les marges: tout cela m'a toujours passionné.

La politique n'était pas une tradition familiale. Tout même aurait dû m'en éloigner : je n'avais ni relations ni fortune, je n'étais pas fonctionnaire et j'avais un nom qui, par sa consonance étrangère, en aurait convaincu plus d'un de se rendre à la Police de l’air et des frontières pour demander à être expulsé.

Mais la politique a cet intérêt unique et tellement exigeant de se faire avec les français, pas contre eux, ni sans eux. J'aime l'idée d'une action commune, vers un même objectif, pour donner un espoir à des millions de gens. Tant de gens ont renoncé. Renoncé à croire que demain peut succéder à aujourd’hui. Renoncé à un avenir plus heureux pour leurs enfants. Je veux expliquer ici qu'il n'y a pas de fatalité pour celui qui veut bien oser, tenter, entreprendre. Dans un monde qui bouge à toute vitesse, l'immobilisme fait du sur place. C’est la posture la plus risquée pour notre pays comme pour chaque Français. Nous sommes au bord du gouffre, il faut faire un pas en avant.

J'aime construire, agir, construire encore, agir de nouveau, poser puis résoudre les problèmes. Je crois que tout se mérite et qu'au final l'effort est toujours payant. Voilà mes valeurs. Voilà pourquoi je fais de la politique, voilà ce qui justifie, à mes yeux, que doivent me revenir les plus hautes responsabilités. Voilà ce que je viens vous dire tous les jours depuis bientôt cinq ans. Et vous n’en avez pas marre?

J’en viens maintenant à un autre domaine : la lutte contre la délinquance. Ma méthode consiste ici – au lieu d’attendre que l’infraction soit commise – à isoler beaucoup plus sérieusement le délinquant récidiviste qui a été repéré avant et déjà condamné à plusieurs reprises, et à protéger les gens contre lui. J’applique cette méthode rigoureusement.

Je suis parti de l’idée suivante: une racaille quelconque a commis un délit sexuel sur la personne d’un enfant. Il a déjà été condamné antérieurement à tant et tant d’années de prison. Le père et la mère de chaque enfant à qui cela peut arriver nous ferait avec raison un amer reproche: la peine purgée après le crime ne leur rendra pas un enfant sain de corps et d’esprit.

Nous allons transférer dans des centres éducatifs fermés tous les mineurs qui entrent en conflit avec la loi d’une manière ou d’une autre, ceux qui ont commis plusieurs fois les mêmes crimes et qui refusent tout effort au lieu de se consacrer à leurs études.

 
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Commentaires
1.   Nicolas Sarkozy,  vendredi 5 janvier 2007 à 12:09

Cette soi-disant lettre de ma part est un faux grossier! Une manipulation éhontée!

La première partie de cette fausse lettre est un plagiat de la présentation que j'ai fait de mon dernier ouvrage, Témoignage, paru cet été. Afin de rétablir la vérité, je vous livre ci-dessous ce que j'ai vraiment écrit, afin de vous montrer de quelles distorsions malveillantes j'ai été la malheureuse victime.

« D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu agir. Transformer le quotidien, rendre l'impossible envisageable, trouver des marges de manœuvre, m'a toujours passionné.
La politique n'était pas une tradition familiale. Tout même aurait dû m'en éloigner : je n'avais ni relations ni fortune, je n'étais pas fonctionnaire et j'avais un nom qui, par sa consonance étrangère, en aurait convaincu plus d'un de se fondre dans l'anonymat.
Mais la politique a cet intérêt unique et tellement exigeant de se faire avec les Français, pas contre eux, ni sans eux. J'aime l'idée d'une action commune, vers un même objectif, pour donner un espoir à des millions de gens. Tant de gens ont renoncé. Renoncé à croire que demain peut être plus prometteur. Renoncé à un avenir plus heureux pour leurs enfants. Je veux expliquer ici qu'il n'y a pas de fatalité pour celui qui veut bien oser, tenter, entreprendre. Dans un monde qui bouge à toute vitesse, l'immobilisme est la posture la plus risquée pour notre pays comme pour chaque Français.
J'aime construire, agir, résoudre les problèmes. Je crois que tout se mérite et qu'au final l'effort est toujours payant. Voilà mes valeurs. Voilà pourquoi je fais de la politique, voilà ce qui justifie, à mes yeux, de vouloir conquérir les plus hautes responsabilités. Voilà ce que je viens vous dire. »
(Nicolas Sarkozy, Témoignage, Xo, Paris, 2006, 4e de couv.)

Ce ne se passera pas ainsi! Attendez-vous, messieurs, à une prompte visite du GIGN!

Quand à la seconde partie de l'ignoble article qui précéde... C'est à peine si j'ose révéler ici par quelle monstrueuse manipulation on cherche à me discréditer. On trouve en effet dans les oeuvres politiques d'un homme d'Etat allemand le texte suivant:

« J’en viens maintenant à un autre domaine : la lutte contre les crimes. Ma méthode consiste ici – au lieu d’attendre que le crime soit commis – à isoler beaucoup plus sérieusement le criminel qui a été repéré avant et déjà condamné à plusieurs reprises, et à protéger les gens contre lui. J’applique cette méthode rigoureusement. Je suis parti de l’idée suivante : une canaille quelconque a commis un crime sur la personne d’un enfant ; il a déjà été condamné antérieurement à tant et tant d’années de prison ou de pénitencier ; le père et la mère de chaque enfant à qui cela peut arriver nous ferait avec raison un amer reproche : la peine purgée après le crime ne leur rendra pas un enfant sain de corps et d’esprit. Dans le passé, nous avons ramassé et transféré dans des camps de concentration tous les éléments asociaux qui entraient en conflit avec la loi d’une manière ou d’une autre, ceux qui avaient commis plusieurs fois les mêmes crimes, qui refusaient tout travail, qui fainéantaient et mendiaient dans un pays où tout le monde peut travailler. »
(Heinrich Himmler, discours radiodiffusé du 29/01/1939, in Discours Secrets, Gallimard, Paris, 1978, p94)

Edifiant, non?



 
2.   john,  vendredi 5 janvier 2007 à 14:19

Encore une manipulation de plus pour discréditer un homme politique. Affligeant.

 
3.   Sakho,  jeudi 11 janvier 2007 à 16:22

Sarkozy est mon choix.Les preuves sont là palpables Le recul de la délinquance,l'organisation de l'immigration,des lieux de cultes.N'ayez aucune crainte s'il palit à Dieu vous serez le successeur de Chirac.

 
4.   crésus,  vendredi 12 janvier 2007 à 17:22

réponse à sakho:
je viens d'avoir Dieu au téléphone, il n'est pas d'accord! il a passé un pacte avec Marie ségolène, toute de blanc vétue.

 
5.   plouf plouf,  jeudi 1 février 2007 à 10:25

j'aime beaucoup la trouvaille de Sakho, "s'il palit a Dieu". Meme sur le blanc, nos deux candidats sont en concurrence... (il y aurait du fric a se faire pour ceux qui veulent lancer une nouvelle lessive, soit dit en passant.)

 
6.   ZEUS,  mardi 6 février 2007 à 08:26

Comme tout homme politiqe,il n' a que de belle phrase et un savoir de diversion fabuleux pour noyer le poisson! qui tente de nous vendre afin qui puisse installer son étal.
Sa libertè ? mettre la France au travail c' est bien, mais pas à n'importe quel prix!
Oui,chacun peu travailler comme ll veut mais un ancien qui continue coupe l' herbe sous le pied d' un jeune qui veut démarrer!
La vie,le travail après un certain age meme avec le savoir acquis ,on a plus les meme compétences de réation.(meme dans le loisir ,on est moins performant)
Laissez nous vivre à la manière que l' on a envi !
Fumer,boire, manger,conduire,fabriquer sa famille,AVOIR ET GARDER LE DROIT D' EXPRESSION, DE NOS IDEES ! ne pas perdre nos racine .
On n' a pas envi de rentrer dans un chemin tout fait par d' autre ,

 
7.   Cobab,  mercredi 18 avril 2007 à 18:26

« Fumer,boire, manger,conduire,fabriquer sa famille,AVOIR ET GARDER LE DROIT D' EXPRESSION, DE NOS IDEES ! ne pas perdre nos racine . »

T'es sûr que c'est pas un chemin un peu tout déjà tracé par d'autres ?

 
8.   Sarkozy,  samedi 20 octobre 2007 à 22:43

"il a deja ete condamne anterieurement a tant et tant d'annees de prison", commen ça ? ;)

 
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